Sélectionner une page

L’histoire de Cendrillon n’est pas de prime abord un hymne à la gentillesse. Une douce, belle et serviable jeune femme se fait malmener par une méchante belle-mère et ses deux exécrables filles.

Cette histoire peut laisser des traces dans notre inconscient, car cela questionne la gentillesse. La gentillesse peut être assimilée à un défaut. La croyance sous-jacente serait celle-ci : si on est trop gentil, on peut profiter de nous.

Dans cet article, nous allons donc nous intéresser à la gentillesse mais aussi à l’estime de soi. Les deux sont liés, nous allons voir comment.

 

C’est quoi la gentillesse ?

La gentillesse peut être perçue comme un vilain défaut. « Cette personne est vraiment trop gentille, regarde comme elle se fait marcher dessus ! » ou encore « J’en ai marre de tout faire pour les autres, je suis trop gentille, jamais j’ai de retours. » On serait tentés de réduire la gentillesse à un comportement inadapté.

Voyons la définition du dictionnaire :

« La gentillesse est un comportement altruiste destiné à prendre soin des autres, tenant en compte la sensibilité d’autrui afin de ne pas le brusquer ou l’offusquer. »

En fait, ça a l’air d’être plutôt une jolie qualité d’être gentil. « Prendre soin des autres » est une belle valeur, en plus en « tenant compte de la sensibilité d’autrui ». Alors à quels moments cette qualité devient une tare ?

 

Les limites à la gentillesse

Cette qualité devient une tare dès lors que la personne y perçoit des limites. Généralement, la prise de conscience se fait au travers du regard des autres.

La personne fait plaisir aux autres jusqu’à s’y perdre. S’y perdre dans la mesure où elle n’a jamais un retour équivalent à ce qu’elle donne. Par conséquent, elle peut avoir l’impression que les autres profitent d’elle ou n’en ont rien à faire de sa personne. Comme elle va avoir tendance à se sentir inutile, elle redouble d’attentions pour faire plaisir, puis le cercle vicieux s’enclenche…

On s’aperçoit donc que la gentillesse doit avoir un cadre. Ce cadre tout à fait sain permet d’éviter de trop grandes frustrations et déconvenues. Et qu’est-ce qui donne un cadre à la gentillesse ? Je vous le donne en mille, l’estime de soi !

 

L’estime de soi, un cadre pour soi et pour les autres

Lorsque l’on travaille l’estime de soi, on crée un cadre sécurisant pour soi et pour les autres.

Le 1erpoint sera de se connaître. En se connaissant, on prendre conscience de ses capacités et de ses limites. C’est la condition sine qua non pour aller vers un 2ndobjectif qui sera de s’affirmer. Ce à quoi je dis oui, ce à quoi je dis non !

S’affirmer, ce n’est pas un gros mot, ce n’est pas parce qu’on s’affirme que l’on devient méchant, bien au contraire. Il s’agit de faire valoir ses désirs, ses besoins, ses opinions et ses
valeurs et agir en accord avec eux, sans agressivité ni
concessions inutiles.

L’affirmation de soi, c’est la capacité d’exprimer ce qu’on
pense, ce qu’on ressent, ce qu’on veut tout en respectant ce que l’autre pense, ressent et veut. C’est pouvoir « dire non » sans agressivité, répondre avec calme à une critique, demander sans toujours s’excuser.

J’aime cette phrase qui dit « il vaut mieux se définir que se défendre. » Quand on se connaît et l’on s’affirme, nous avons le choix dans nos relations, et forcément la gentillesse y est la bienvenue.

 

Les petits trucs de Mam’coach

  • Lister les expériences négatives vécues « à cause » de la gentillesse. Sont-elles devenues des croyances limitantes ? Si oui, les ramollir avec des croyances positives.
  • Se poser la question : est-ce que me traite aussi bien que les personnes à qui je fais plaisir ? Si la réponse est non, rétablissez l’équilibre en prenant soin de vous. Les attentions portées vers les autres sont parfois ce que nous avons besoin pour nous-mêmes…
  • Lister ses capacités, désirs, besoins, valeurs et leurs contraires. Se connaître est un premier pas à l’estime et l’affirmation de soi.
  • Cultiver l’empathie. Quand persistent certaines incompréhensions, se mettre à la place de l’autre permet indéniablement de modifier son propre point de vue et d’accueillir des éléments de réponse à nos propres comportements.
  • Faire de la gentillesse un choix, elle a plus que jamais sa place dans nos vies.

 

Alors, est-ce que Cendrillon a été trop gentille ? Quelque part oui, car elle a passé toutes une partie de sa vie à s’oublier. Aller au bal a été une manière de s’affirmer et s’affirmer lui a permis de changer sa vie.

Même si nous ne sommes pas Cendrillon, nous pouvons aussi avoir deux vies. Une 1reoù l’on fait en fonction des autres, et la 2me où l’on fait pour soi et cela rend service aux autres. 😉 Vous souhaitant de belles vies…

 

 

👍Pour recevoir mes mails, tous les mercredis à 8h, j’y aborde une thématique par mois : https://edwigebodin.clickfunnels.com/inscription-newsletter

👍Pour prendre contact : https://calendly.com/edwige-bodin/entretien-coaching