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Le miroir dans Blanche-Neige ou Comment mettre à profit la comparaison ?

 

La comparaison… Cela commence tôt dans l’enfance. On veut être la plus belle ou le plus beau, la plus forte ou le plus fort, on veut être la ou le plus … TOUT. L’enjeu est bien d’être l’enfant la ou le plus aimé(e) de ses parents. Combat évidemment vain, lorsque l’on comprend que l’amour se décuple à l’infini.

Malgré tout, elle est tenace cette petite voix à l’intérieur qui nous somme d’être toujours la ou le plus, la ou le moins ou d’être exactement comme. Pourtant nous connaissons tous l’histoire de Blanche-Neige et savons à quel point la comparaison peut être destructrice.

Dans cet article, nous allons donc nous intéresser à l’histoire de Blanche-Neige pour aborder les effets dévastateurs de la comparaison lorsqu’elle n’est pas utilisée à bon escient. Puis nous verrons, sur quels leviers travailler pour tirer profit d’une comparaison constructive.

 

Blanche-Neige et les sept nains – l’histoire

Blanche-Neige est une belle jeune princesse qui vit auprès de son père (le roi) et de sa belle-mère (la reine). La reine est malveillante et particulièrement jalouse de la beauté de sa belle-fille. Elle demande quotidiennement à son Miroir magique : « Qui est la plus belle du royaume ?», et aime entendre en réponse qu’il s’agit d’elle-même.

Sauf qu’un jour, la Reine interroge son miroir, et celui-ci lui répond que la plus belle du royaume est dorénavant la princesse Blanche-Neige.

La Reine ordonne alors à son fidèle chasseur d’emmener la princesse Blanche-Neige dans les bois et de la tuer. Pour preuve de la mort, elle lui demande de ramener son cœur dans un coffret à bijoux.

Le chasseur ne peut pas accomplir cette tâche morbide et ordonne à la princesse Blanche-Neige de s’enfuir dans la forêt. Il tue à sa place une biche dont il ramène le cœur à la méchante reine.

Les effets dévastateurs de la comparaison

Saloperie de miroir qui dit tout ce que l’on ne veut pas entendre ! La reine, si soucieuse d’être « la plus », est rongée par la haine et le désir de vengeance. Et pour être la plus belle, elle est prête aller très loin. Le poison donné à travers la pomme est symbolique. En effet, la première personne empoisonnée, c’est elle.

Elle est empoisonnée par la comparaison et la jalousie qui en découle. Et plutôt qu’elle-même de changer, d’accepter, elle préfère anéantir ce qui semble être un frein à son bien-être : l’autre, personnifiée dans la pureté et la beauté de Blanche-Neige.

Sans être cette méchante sorcière, nous avons tous tendance à nous comparer. Nous comparer à ce que les autres ont, font ou sont. Et cela peut parfois être nuisible. C’est nuisible dans le sens où cette comparaison restée comme telle induit des émotions et/ou des sentiments désagréables.

Cela peut être de la jalousie, de la colère mais aussi la peur. Celle-ci peut d’ailleurs prendre une grande place dans les ressentis : la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas y arriver, la peur d’être nul(le), la peur, la peur et encore la peur…

Sauf que cette peur n’est pas juste pour l’autre, pour la personne avec qui on se compare. Il y d’ailleurs fort à parier qu’elle ne se doute pas de ce qui se passe dans la tête de la personne qui se compare à elle.

Et surtout, la jalousie, la colère ou la peur ne sont pas justes pour la personne qui la ressent. Vivre continuellement avec ces ressentis n’ont rien de bon pour la mental, le moral, la santé.

Utiliser la comparaison à bon escient

Nous l’avons vu, se comparer peut-être vraiment dévastateur. Certains d’iront qu’il n’y a rien de bon dans la comparaison. Je ne suis pas tout à fait d’accord, la comparaison peut être utilisée à bon escient.

Elle peut constituer une source d’information pour nous améliorer et faire des pas vers Soi. Car l’une des quêtes que nous avons tous, c’est quand même d’être vraiment soi et de vivre pour soi. Vous me direz dans ce cas, comment se comparer devient utile ?

Exercice 1

Imaginons qu’un comportement chez une autre personne vous agace, vous irrite, ou que cette personne fasse naître chez vous un sentiment de jalousie, de haine ou d’admiration. Ce qui fait naître ces ressentis, on appelle ça une zone d’ombre. Car de prime abord, nous n’avons pas conscience que c’est une information.

Maintenant décrivez une personne qui vous agace ou au contraire que vous idéalisez, décrivez la qualité ou le trait négatif qui vous énerve ou que vous admirez. 
Que pouvez-vous apprendre de ce type de personne ? 
Demandez-vous, si vous avez besoin de cette qualité ou de ce trait de caractère pour vous.

Il s’agit donc d’apprivoiser son ombre, de réintégrer dans la zone du conscient les éléments occultés son être et de se les réapproprier afin d’atteindre l’épanouissement le plus complet.

Exercice 2

Imaginons aussi que nous identifions chez nous un manque en ce qui concerne la confiance en soi. J’évoque la confiance en soi, car pour dire vrai, c’est un sujet qui est largement évoqué lors des coachings.

Dans l’exercice suivant, il s’agit de penser à une personne qui nous laisse penser qu’elle a vraiment confiance en elle. Se poser les questions suivantes : Qu’est-ce qui nous fait dire que cette personne a confiance en elle ? qu’elle a du charisme ? la classe ? Cela peut-être un sourire à toute épreuve, de la répartie, une capacité à s’adapter à des situations différentes…

Une fois les critères listés, les classer par ordre d’importance, puis mettre une note sur là où vous en êtes aujourd’hui par rapport à ce critère. Enfin, se demander quelle action mettre en place pour passer au niveau supérieur. Ne pas négliger l’action, elle est toujours une condition nécessaire pour gonfler la confiance en soi, et plus largement l’estime de soi !

Les petits trucs de Mam’coach

  • Se connecter à ses émotions, elles sont une source précieuse d’information.
  • Travailler ses zones d’ombre
  • Gonfler l’estime de soi par la mise en action

 

Il n’y a plus qu’à ! Je vous souhaite le meilleur, que la comparaison vous mène à vous reconnecter à vous-même. 😉