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Au mois d’octobre, j’ai trouvé d’actualité de regarder Bambi avec mes enfants. Je voulais aborder avec eux le sujet de la chasse, mais ça, c’est un autre débat dont il ne sera pas objet dans cet article…

Dans le dessin-animé, j’ai accroché sur une réplique de l’ami de Bambi, vous savez, Pan Pan le petit lapin qui n’a pas sa langue dans sa poche. A un moment, Pan Pan dit quelque chose de pas très sympa à Bambi. Alors, sa maman lui demande de se souvenir ce que son papa lui a dit le matin même: « si tu n’es pas capable de dire un mot gentil, ne dis rien du tout. »

A travers cette réplique, je vois donc l’opportunité d’évoquer avec vous les signes de reconnaissance (strokes en anglais). Ces signes peuvent être verbaux ou non verbaux, positifs (compliments) ou négatifs (critiques), formulés de façon conditionnelle ou inconditionnelle. Alors, qu’appelle-t-on signes de reconnaissance ? Quelle place ont-ils dans notre vie ?

 

Qu’appelle-t-on les signes de reconnaissance ?

Ils ont été décrits par Eric Berne, fondateur de l’Analyse Transactionnelle. Ce sont des unités de reconnaissance d’échanges entre deux personnes. Verbaux ou non verbaux (un regard, une caresse, une musique, … sont des strokes), nous les utilisons continuellement dans notre communication.

Aussi, il apparaît important de faire le distinguo entre les signes de reconnaissance conditionnels et ceux qui sont inconditionnels. En effet, les signes conditionnels renvoient à notre comportement, les inconditionnels à notre personne. Et donc, ils peuvent être positifs ou négatifs.

Exemples de signes de reconnaissance:
  • Conditionnel positif : « Tu as rédigé un bon dossier. »
  • Inconditionnel positif : « Tu es un bon rédacteur. »
  • Conditionnel négatif : « Tu as dit quelque chose de méchant. »
  • Inconditionnel négatif : « Tu es méchant. »

 

A noter :
  • Les signes inconditionnels négatifs sont toujours destructeurs. Par contre, les conditionnels négatifs sont indispensables pour progresser.
  • Il faudrait cinq strokes positifs pour compenser un stroke négatif.
  • Les signes de reconnaissance sont indispensables à notre survie : plutôt que d’affronter l’indifférence et l’absence de signes de d’attention, nous préférons parfois recevoir des signes négatifs.

 

Quelle place ont les signes de reconnaissance dans notre vie ?

Au travail, en famille, ils sont partout et ils sont indispensables! Notre état d’esprit, notre rapport à la vie dépendent de la façon dont nous les donnons, et dont nous les recevons. Toute relation humaine est un échange de signes de reconnaissance.

Ces attentions ne sont pas valorisées de la même façon par tous et dépendent des situations (du moment, de la personne qui les donne, …). Par exemple, les personnes qui ont été élevées dans la pénurie de signes de reconnaissance positifs, auront plus de probabilités d’avoir une faible estime d’elles-mêmes et auront plus de difficultés à accepter les compliments.

En effet, il est important de savoir que l’on filtre les signes de reconnaissance.

C’est-à-dire qu’on transforme un signe de reconnaissance qui nous est adressé de sorte à ce qu’il cadre avec nos croyances et ainsi les renforce. Ainsi, une personne n’acceptera pas les signes de reconnaissance portant sur son physique mais acceptera ceux portant sur son intelligence. Par conséquent, elle renforcera une croyance positive sur son intelligence, ainsi qu’une croyance négative sur son physique.

Aussi, la consonance négative d’un stroke ne le rend pas « mauvais » en soi : un feedback négatif sur ce qui a été fait par quelqu’un peut l’aider à prendre les dispositions nécessaires pour ne plus reconduire l’expérience de la même façon la prochaine fois. On dit dans ce cas-là, qu’il n’y a pas d’échec, il n’y a que du feed-back.

 

Les petits trucs de Mam’coach

  • Pour découvrir votre relation aux signes de reconnaissance, vous pouvez dessiner votre histogramme avec des colonnes vers le haut pour les signes de reconnaissance positifs et vers le bas pour les négatifs. Dans votre vie aujourd’hui, à quel niveau de 1 à 100 vous placez-vous sur chacun des comportements :

– Accepter des signes de reconnaissance positifs

– Accepter des signes négatifs

– Demander des signes de reconnaissance positifs

– Demander des signes négatifs

– Refuser des signes de reconnaissance positifs

– Refuser des signes négatifs

– Donner des signes de reconnaissance positifs

– Donner des signes  négatifs

– Se donner des signes de reconnaissance positifs

– Se donner des signes négatifs

 

  • Ensuite, demandez-vous : quel histogramme correspondrait à mon objectif en termes de signes de reconnaissance ? Quelles seront mes 3 premières actions pour avancer vers mon objectif ?

 

Et pour finir…
  • …je vous propose un autre exercice. Chaque fois que vous recevez des signes de reconnaissance positifs, notez-les sur un papier et placez-les dans un bocal. Ainsi, vous pourrez, ouvrir le bocal et les relire en cas de coup dur…
  • On peut aussi le faire avec les enfants. J’ai demandé à ma fille de 4 ans de me dire les compliments conditionnels ou inconditionnels qu’elle aimait recevoir. J’ai noté chaque phrase et les ai mises dans un pot décoré. Ce pot, on l’appelle la « boîte à chaudoudoux ». Dès que ma fille se sent triste ou en colère, elle tire au sort un papier et me demande de lui lire, réconfort garanti…

 

Alors, êtes-vous prêt à vous mettre au clair avec les signes de reconnaissance ? Je vous le souhaite, car il serait dommage de vivre dans la pénurie de signes de reconnaissance, nous deviendrions bien tristes. Et tant qu’à faire, autant nous échanger des signes positifs ! 😉 Je vous souhaite le meilleur!

 

 

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